
(Photo: le 15 août 2013, Les Profanes protestaient pour la première fois contre la présence des élus du conseil municipal de Metz à la cérémonie de l’Assomption, place Saint Jacques)
Les Profanes abondent dans le sens de l’analyse de l’UFAL (cf. communiqué ci-dessous) et ajoutent qu’à Metz, les élus passent leur temps à courir d’une cérémonie religieuse à une autre, toutes religions confondues. En revanche, ils snobent les invitations adressées par Les Profanes, association de défense des intérêts des personnes athées et agnostiques. CQFD!
La présence des élus à ces cérémonies n’est pas un simple acte de courtoisie. Il s’agit bel et bien d’une prise de position en faveur des cultes. Que cet engagement soit sincère ou motivé par une stratégie clientéliste ne change rien à l’affaire. Si la laïcité préconise une séparation entre les sphères politique et religieuse, ce n’est pas pour rien! L’enjeu en est tout simplement la paix civile. Il est lamentable que la classe politique s’assoie avec autant de légèreté sur les leçons de l’histoire, notamment dans une période qui voit ressurgir le spectre des conflits interconfessionnels dans notre pays.
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Communiqué de l’UFAL ( 15/08/2025)
L’UFAL regrette la présence des élus à la cérémonie de l’Assomption et demande à l’évêque de respecter ses obligations.
Depuis plusieurs années, la Ville de Metz et le Diocèse de Metz – Eglise de Moselle présentent, à tort, la cérémonie religieuse de l’Assomption et la procession place Saint-Jacques comme un événement patriotique. Cette version erronée sert à légitimer la présence du maire François Grosdidier et le soutien matériel de la commune.
Pourtant la laïcité garantit la liberté de culte, mais impose aussi la stricte neutralité des agents publics vis-à-vis des religions.
L’UFAL – Union des Familles Laïques de Metz dénonce la récupération politique d’une fête religieuse et une réécriture de l’histoire locale.
L’association rappelle que, selon l’ ONaCVG, cette cérémonie n’a aucun statut patriotique.
Plus occupé à faire des génuflexions devant les autorités religieuses qu’à répondre aux alertes répétées de l’UFAL, le maire de Metz pourrait profiter de sa proximité avec l’évêque pour lui rappeler que, conformément aux obligations prévues par l’article 79 – XI du code civil local, la paroisse de l’Église Sainte-Thérèse — pourtant largement subventionnée par la Ville — ne semble toujours pas publier ses comptes. À ce titre, l’UFAL vient de saisir le Préfet de la Moselle et le Procureur de la République de Metz.
L’UFAL condamne enfin la surenchère de la majorité municipale et de certains élus d’opposition, qui versent une fois encore dans un clientélisme clérical nuisible à la concorde républicaine.

(Photo: cérémonie de l’Assomption du 15 août 2014. Une cérémonie patriotique?)