les Profanes

Archives des Profanes (2013-2019) : contre le régime dérogatoire des cultes, le délit de blasphème et les lois scolaires propres à l’Alsace et à la Moselle

2014

Des cadeaux pour les illuminés !

Communiqué de presse du 13 décembre 2014

A l’occasion de la marche illuminée de Metz, Les Profanes associeront plaisir d’offrir et joie de recevoir en proposant aux participants de remettre leurs étrennes aux membres du clergé de leur choix.

Cette action aura lieu rue d’Enfer à Metz de 16h00 à 20h00, et aura pour but de dénoncer les dispositions du Concordat.

Chaque année ce sont plus de 58 millions d’euros qui constituent le cadeau de Noël de l’Etat « laïque » et républicain aux cultes concordataires. Ces généreuses offrandes financées par l’ensemble des citoyens français servent à payer les salaires des chefs religieux locaux.

A l’heure où les français sont appelés à se serrer la ceinture, le budget des cultes est en effet un des seuls qui n’a pas fait l’objet de restrictions budgétaires !

Les Profanes rappellent que la suppression des règles concordataires n’entrainerait pas celles du droit local social (sécurité sociale…), foncier, etc.

2015

Elu-e-s, soutenez la liberté d’expression : abrogez le délit de blasphème en Moselle et en Alsace !

Communiqué de presse du 12 janvier 2015

Article de Me DELREZ, membre du CA des Profanes : renforcer la liberté d’opinion contre le terrorisme 

Je pense que les assassinats de Charlie hebdo doivent appeler une réponse forte et symbolique dans le domaine de la liberté d’expression qui est la cible des terroristes : supprimer la répression du blasphème dans les trois départements de l’est.

Le blasphème reste une infraction pénale en France puisque l’Alsace Moselle sont des territoires français et que le blasphème y est puni de trois ans de prison en application d’un texte du chancelier Bismarck Ce texte est toujours en vigueur comme me l’a confirmé personnellement Mme Alliot -Marie, alors ministre de l’intérieur. La même réponse a été faite au sénateur J.L Masson.

Il y a deux ans j’avais interpellé les parlementaires socialistes de Moselle et une ministre : aucun n’a daigné me répondre sauf M. Masseret qui m’a écrit que la répression du blasphème lui paraissait anachronique.

Il faut rappeler aux parlementaires qui font la loi ,mais ne la connaissent pas, que l’incrimination du blasphème est du droit pénal pur qui n’a strictement rien à voir avec le concordat ni avec ce qu’on nomme le droit local .

Il faut rappeler aux parlementaires que M. Andrieu, directeur des libertés au ministère a affirmé à M. Sésig le 24 octobre 2014 à Strasbourg que ce délit serait incompatible avec le droit européen en sorte » qu’aucun tribunal ne pourra condamner pour ce motif ». Même si son affirmation est discutable en droit il reste qu’avoir en matière de liberté d’opinion deux régimes différents, l’un qui l’affirme, l’autre qui la restreint est scandaleux. La loi en matière de libertés fondamentales doit être la même sur tout le territoire : des caricatures ou une pièce de théâtre qui sont libres à Revel, à Nancy ne doivent pas être interdites à Yutz et Strasbourg.

Et que l’on ne me dise pas que les procureurs sont assez sages que pour ne pas utiliser la loi de Bismarck puisque les dernières poursuites pénales ont été engagées par un Procureur de la République de Strasbourg au nom donc de la République, tandis qu’il y a toujours possibilité pour des plaignants de saisir directement le tribunal correctionnel qui est obligé d’appliquer la loi. 

Daniel Delrez

Vice-président de l’association des anciens conseillers généraux de Moselle

Avocat

2016

Fin du concordat? Sénateurs : libérez l’Alsace et la Moselle !

Communiqué de presse du 3 février 2016

L’association de promotion et de défense de la laïcité, Les Profanes, soutient la proposition de loi constitutionnelle déposée par le sénateur Jacques Mézard avec 16 autres parlementaires visant à introduire le principe de Séparation des Églises et de l’État dans la Constitution supprimant de fait le « Concordat ».

En ces temps où la laïcité est l’objet de débats intenses (cf polémique sur l’observatoire de la laïcité), l’association Les Profanes rappelle que ce principe fondamental est toujours bafoué en Alsace et en Moselle.

Cette année encore, l’ensemble des Français va payer près de 60 millions d’euros pour les revenus des curés, évêques, rabbins et pasteurs d’Alsace et de Moselle dans le plus profond mépris des autres citoyens dont les religions ne sont pas reconnues ainsi que des athées. Nous sommes loin d’une « laïcité apaisée » affirmée par le sénateur André Reichardt !

Les textes concordataires, vieux de 2 siècles, financés par tous les Français (et pas seulement les Alsaciens-Mosellans), discriminatoires et visant au contrôle des religions par l’État n’ont plus aucune justification dans les 3 départements de la nouvelle Grande Région, si ce n’est pour entretenir un clientélisme politique.

Pour la fin des cours de religion obligatoires en Alsace-Moselle !

Communiqué de presse du 14 janvier 2017

L’association Les Profanes milite pour la fin des cours de religion obligatoires dans les Écoles publiques d’Alsace-Moselle.

Elle apporte son soutien à l’appel d’une trentaine d’associations laïques (renouvelé le 10 janvier 2017) sollicitant la mise en œuvre de la recommandation de l’Observatoire de la laïcité sur ce sujet.

L’association LES PROFANES continuera de militer pour l’abrogation totale de l’enseignement religieux obligatoire dans les Écoles publiques d’Alsace-Moselle pour le respect de la liberté de conscience de chacun-e.

2019

Intronisation d’un nouvel évêque concordataire à Metz : le préfet fait place nette de tout laïque !

Communiqué de presse du 29 janvier 2019

C’est avec stupeur que les membres de l’association « Les Profanes » se sont vu signifier l’interdiction de manifester contre le concordat devant la cathédrale, lors de la cérémonie d’intronisation d’un nouvel évêque auxiliaire à Metz le 3 février prochain.

Alors qu’en novembre 2013 lors de l’intronisation du nouvel évêque de Metz, les Profanes avaient exercé leur droit de manifestation et d’expression devant la cathédrale de Metz afin de dénoncer la présence d’élus à la cérémonie religieuse et à l’existence du Concordat; le préfet de Metz entend cette fois-ci faire taire toute revendication en imposant aux défenseurs de la laïcité de manifester dans un périmètre hors de la vue de tout élu, de tout religieux concordataire et de tout public !

La défense de la laïcité et de l’esprit républicain en général semblent bien mises à mal par le représentant de l’Etat en Moselle, préférant ainsi organiser des réunions interreligieuses dont une avec un représentant au discours anti républicain (en 2016 avec les dérapages de l’imam de Nancy-Tomblaine), accorder chaque année une cérémonie pourtant illégale au profit de l’évêque de Metz (procession du 15 août), et interdire pour une troisième fois la possibilité pour des défenseurs de la République laïque d’exprimer légalement leurs revendications face à des adversaires de la laïcité…

Prenant acte de la décision préfectorale et de sa conception particulière des libertés fondamentales, l’association Les Profanes entend continuer à défendre et à promouvoir le principe de laïcité sous toutes ses formes et ne se laissera pas intimider par de telles décisions.

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